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Trop de viande dans son alimentation peut-il nuire à la santé ?
Par Valentin 22/02/2016 Vu 2141

Le régime carné, ses conséquences sur le corps humain, l’environnement et la population animale

Nous consommons 2 fois plus de viande que nos grands-parents et cette alimentation carnée semble aujourd’hui responsable de bien des maux. Elle pose effectivement des problèmes sur les plans de la santé, mais également de l’environnement et de l’éthique. L’émission de gaz à effet de serre, la pollution de l’eau, les conditions d’élevage et les effets de ce régime sur le corps humain invitent désormais de plus en plus de consommateurs à revoir leurs habitudes alimentaires.

Des habitudes d’alimentation nuisibles pour la santé ?

Fin octobre, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence faisant partie de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a décrété la viande rouge « cancérogène probable pour l’homme » et la viande transformée (plats préparés, charcuteries…) « cancérogène avérée ». Risque de cancer colorectal, mais également diabète et maladies cardio-vasculaires, manger de la viande en trop grosse quantité, soit plus de 70 gr par jour, présenterait à terme des risques pour la santé. Des résultats qui jettent une ombre sur notre alimentation, alors que les Français consomment chaque année 89 kg de viande par personne (un chiffre toutefois en baisse depuis quelques années).

Une production de viande qui pose également des soucis environnementaux et d’éthique

Soixante-cinq milliards d’animaux sont abattus chaque année dans le monde pour répondre à la demande croissante de viande. La volaille a connu la plus grosse envolée, mais tous les animaux (porc, bœuf et veau, ovins et caprins) sont élevés en plus grand nombre, dans des conditions de plus en plus critiquables et abattus plus jeunes… malgré un poids bien plus élevé qu’il y a quelques années, dû aux hormones de croissance qu’ils reçoivent.
À la clé, outre de graves soucis d’éthique (83 % des poulets français ne verront jamais la lumière du jour, 95 % des porcs sont élevés en bâtiment, sur caillebotis), des conséquences environnementales catastrophiques. L’élevage et l’agriculture (via la production de fourrages et céréales, qui représentent 70 % des cultures) sont responsables d’une grande partie des émissions de gaz à effet de serre et de la déforestation. Sachant que la production de 1 kg de bœuf nécessite 15 500 l d’eau et que les nappes phréatiques et cours d’eau sont pollués par l’épandage de fumier et de lisier des élevages industriels, la gestion de l’eau est également un point critique.

Suffirait-il de revoir la part et le type de viande de son alimentation ?

Pour consommer plus responsable tout en préservant sa santé, il n’est pas nécessaire de supprimer la viande de son assiette. Réguler sa consommation (viande rouge une à deux fois par semaine, poissons et œufs le reste du temps) est presque suffisant, puisque les gros consommateurs sont les premiers concernés par les effets néfastes du produit.

Il faut en revanche choisir son mode de cuisson en connaissance de cause : il est moins nocif de faire mijoter et cuire sa viande à l’eau ou en pot-au-feu… que de la griller au barbecue ! Ainsi une consommation régulée de viande soigneusement choisie est tout à fait envisageable, sans conséquence délétère pour la santé et l’environnement.

Demain tous végétariens ? Les conséquences d’un régime non carné

Se passer de viande et rester en pleine forme n’est pas incompatible, car les supposées carences en protéines sont un faux problème. Céréales, légumineuses et oléagineux en contiennent largement assez pour subvenir aux besoins du corps et empêcher toute carence.