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Mon potager en permaculture : quelques techniques de base !
Par Elise 01/10/2018 Vu 140

Des procédés pour une agriculture durable dans votre jardin

« Permaculture » est issu de la contraction de « permanent et agriculture ». Elle fut inventée dans les années 1970 par 2 écologistes australiens Bill Mollison et David Holmgren. La permaculture est à la fois une éthique et un ensemble de procédés visant à faire de son potager un écosystème harmonieux. Venez découvrir les 3 principes entourant les techniques de base pour une agriculture plus saine au sein de votre jardin.

1er principe de permaculture : Nourrissez le sol de votre potager

Il est nécessaire de prendre soin de la terre, car elle est composée d’une vie souterraine qui décompose la matière organique présente et celle apportée (compost...) pour la transformer en humus. Cet engrais naturel libérera des éléments nutritifs indispensables aux plantes.

Ne laissez jamais votre sol à nu : utilisez du mulch (ou paillage) pour recréer les conditions d’une vie en forêt. De cette façon vous limitez le développement des mauvaises herbes, vous réduisez les arrosages, vous protégez et nourrissez le sol et sa faune. Vous pouvez pailler avec de la tonte de gazon, des feuilles mortes, de la paille, du foin, du BRF (bois raméal fragmenté), du carton…

Lancez-vous dans la fabrication de votre compost en recyclant les déchets de cultures, de cuisine et autres. Vous obtiendrez ainsi un engrais naturel et de qualité.

Pensez durablement en installant un récupérateur d’eau de pluie fermé, sinon gare aux moustiques ; ou ajoutez des poissons qui se délecteront des larves. En outre cette eau contient des éléments nutritifs bénéfiques aux plantes.

2e principe : Cultivez votre potager en permaculture

Dans la permaculture, le but est de se rapprocher le plus possible des cycles et ressources naturels de votre environnement.

Vous pouvez choisir différents supports de culture : en butte, en plates-bandes, le keyhole garden (ou jardin en trou de serrure), la technique de la « lasagne », en bacs de culture, etc.

Ne vous fatiguez plus à bêcher, car vous perturbez la vie souterraine. Une grelinette, petite griffe à pointe longue, permettra d’ameublir le sol sans bouleverser ses micro-organismes.

D’autres outils vous seront utiles pour débuter : un arrosoir, un sécateur pour tailler, un transplantoir pour creuser des trous ou prélever du compost, un semoir, une serfouette qui permet de tracer des sillons ou biner, et enfin un râteau.

Privilégiez les semences paysannes bio qui sont reproductibles et exemptes d’agents hybrides (F1).

Il est judicieux de pratiquer des associations positives de plantes, légumes, fleurs, arbres. Pour créer un microclimat, on peut aussi intégrer une haie et une mare, éléments importants dans le design du jardin.

3e principe : Développez la biodiversité dans votre potager

La biodiversité est l’ensemble des milieux naturels et des formes de vie ainsi que leurs interactions : en permaculture chaque élément profite aux autres. À vous de les faire coexister pour leur plus grand bénéfice.

Installez des hôtels à insectes ou tout simplement des morceaux de bois percés de trous de différentes tailles pour favoriser la venue des auxiliaires qui régulent la population de ravageurs et pollinisent les plantes.

Pour un décor champêtre dans votre potager : semez des mélanges de prairie fleurie qui serviront ainsi de refuge à de nombreux insectes.

Les animaux comme le hérisson, grand mangeur de limaces ou les poules sont de plus en plus appréciés par le jardinier. Les poules, en plus de pondre, nettoient le potager de ses ennemis, notamment les limaces, et fertilisent le sol. Il suffit de les lâcher 1 heure par jour, de préférence le matin.

N’ayez pas peur de pratiquer une agriculture plus saine !

Vous ne pouvez pas faire d’erreur, le jardinage est par nature incertain, d’autant plus lorsque vous essayez d’imiter le cycle naturel. La permaculture doit être un plaisir et non un stress. Il est important de prendre le temps de se connecter avec le monde naturel qui nous entoure. Ainsi, si vous souhaitez plus d’autonomie et moins dépendre d’un système que vous ne cautionnez plus : lancez-vous !