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Les 6 émotions secrètes qui nous font trop manger
Par Valentin 30/11/2016 Vu 1995

Les secrets de l’inconscient, êtes-vous un « mangeur émotionnel » ?

Manger pour se réconforter, nous l’avons tous déjà fait ! Ce n’est pas un problème en soi. Cependant, certains d’entre nous adoptent ce mécanisme inconscient comme stratégie de défense, et cela peut avoir des conséquences négatives sur leur mental et leur santé. Ennui, stress, angoisse, honte, colère, tristesse : découvrez quelles émotions secrètes font de vous un mangeur émotionnel.

Stress. Les 4 raisons qui poussent votre corps à manger des aliments gras et sucrés

Premièrement, le stress provoque un afflux sanguin et une accélération du métabolisme. Face à ces stimulations, il n’est pas rare que le corps déclenche les signaux de faim. Il s’apaise ensuite lorsque de la nourriture vient compenser cette réaction. À un niveau inconscient, le stress est associé à une vision négative de la vie, qui renvoie les individus à un mode de survie : votre cerveau vous dit que vous êtes en état de « pénurie », et vous conseille à tort de vous tourner vers des aliments caloriques. Par ailleurs, lorsqu’une sensation est prégnante, il n’est pas rare de vouloir la compenser par une stimulation importante : c’est une des raisons de l’attirance vers les aliments saturés en goût. Enfin, les aliments sucrés sont bien souvent, et à tort, présentés comme les « aliments du réconfort » depuis la petite enfance. Les mécanismes de récompense par la junk food sont extrêmement courants dans les sociétés occidentales.

Angoisse. Avez-vous tendance à manger ou grossir sans savoir pourquoi ?

La société actuelle est anxiogène pour un grand nombre de personnes, et en particulier pour les femmes, soumises à un grand nombre d’injonctions contradictoires (sois belle, mais pas trop sexy, gentille, mais en ayant du caractère, affirme-toi sans être pénible, etc.). La complexité, devenue ingérable, est alors refoulée derrière un grand « mur blanc », un « bruit de fond » qui correspond chez beaucoup à un sentiment de vide intérieur. Que recherche la personne qui mange son angoisse ? Avant tout, une stimulation agréable lui permettant de se détourner du « mur de vide » qui la sépare des émotions auxquelles elle n’a pas accès. Parmi les personnes souffrant d’angoisses, un certain nombre souffrent « d’angoisses de séparation », c’est-à-dire qu’elles sont particulièrement sensibles à la sensation de vide ou de manque causée par la fin d’une période de leur vie (rupture, divorce, deuil, éloignement d’une personne proche, licenciement…). Ces personnes n’arrivent plus à recommencer à construire des projets, et tentent de combler la sensation de vide par la nourriture. Il arrive que ces phénomènes ne soient pas conscientisés, auquel cas les personnes se demandent pourquoi elles sont en train de prendre du poids.

Honte. Pourquoi manger vous redonne la sensation de contrôle.

La honte se différencie de la culpabilité, car elle porte sur ce que la personne EST (l’ensemble de son image d’elle-même) et non sur ce qu’elle FAIT. Selon la définition de Fossum et Mason, la honte est la sensation individuelle d’« être diminué ou insuffisant en tant que personne ». Cela peut correspondre à une sensation de perte de dignité, à celle d’être une personne incapable, mauvaise ou méritant d’être rejetée. Bien que nous ayons tous expérimenté le sentiment de honte, certaines personnes la ressentent en filigrane de manière omniprésente. Leur perception d’elles-mêmes est alors très douloureuse : elle les conduit à ne plus se considérer comme valables en tant qu’être humain, ou dignes d’avoir une existence épanouie. Trop manger peut alors devenir un mécanisme de « retournement » : la personne confirme sa basse estime d’elle-même en se dévalorisant. En outre, le fait d’être actrice de sa dévalorisation plutôt que de la subir lui permet de retrouver un semblant de contrôle.

Colère. Vous mangez trop ? C’est peut-être parce que vous refoulez vos émotions !

Se mettre en colère, c’est souvent se mettre en danger. Premièrement, parce l’on perd le contrôle sur soi-même et sur l’image que les autres peuvent avoir de nous. Deuxièmement, parce que la personne à laquelle cette colère s’adresse est susceptible de réagir en retour, et qu’on s’expose alors à la sienne, sans trop savoir où cela peut mener. Un certain nombre de personnes effrayées par la colère choisissent inconsciemment une option plus sûre : perdre le contrôle sur leur alimentation plutôt que sur leurs actes. Les fringales liées à la colère apparaissent brutalement, et sont non corrélées à la sensation de faim. Après un réconfort temporaire crée par l’absorption de nourriture, la colère va laisser place à la culpabilité et à la tristesse. Pour ne plus passer d’une émotion négative à une autre, ce n’est pas la faim qu’il faut gérer, mais le sentiment de colère !

Tristesse. Les raisons secrètes de votre consommation de sucre.

Il est possible qu’il y ait une raison totalement physiologique à la sensation de faim quand nous sommes tristes : saviez-vous qu’un cerveau triste est particulièrement actif ? Entre le fait de se rappeler, de souffrir, de ruminer, de chercher des solutions… nous activons plus de 70 zones distinctes, dont l’hippocampe, le cortex préfrontal, le lobe temporal, etc. Ce à quoi s’ajoute souvent un sommeil agité, qui ne nous permet pas de récupérer correctement. Par ailleurs, de même que pour le stress, la tristesse va faire appel à des aliments réconforts. Dans le cas particulier du sucre, les effets apaisants sont du domaine de l’addiction, c’est-à-dire qu’ils viennent soulager un manque créé par le produit (de la même manière qu’un fumeur est « déstressé » par une cigarette, parce qu’il vient combler le manque crée par la cigarette elle-même).

Ennui. Vous n’êtes pas vide, vous êtes déjà trop plein ! Manger pour ne pas penser.

L’ennui peut être causé par de multiples mécanismes sous-jacents : une mauvaise image de soi qui empêche d’envisager des choses positives, une peur de prendre des risques qui empêche de vivre des expériences intéressantes et stimulantes… Se préparer à manger ou manger est alors une formidable manière de détourner son attention de ses sujets de préoccupation inconscients. Ou comme on le dirait en langage courant : « de ne pas penser ». Et, fabuleux système : lorsqu’on se met au régime, c’est la lutte contre l’envie de manger qui prend le relais, en vous évitant à nouveau de vous confronter à vos problématiques. Dans tous les cas, la nourriture prend toute la place, et c’est bien son objectif !

Découvrez LA méthode conçue pour les mangeurs émotionnels.

De plus en plus d’études indiquent de possibles corrélations entre absorption excessive de nourriture et tendance à éviter les douleurs d’ordre émotionnel. La négation d’émotions mal identifiées se traduit alors par des pulsions alimentaires. Pour comprendre les mécanismes internes qui vous poussent à manger, il vous est possible de tenir un journal de bord : chaque fois que vous mangez sans avoir faim, l’exercice consiste à prendre note de l’émotion qui vous habite à ce moment-là.