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Conseils de Bastien : objectif zéro produit périmé
Par Elise 16/02/2018 Vu 1549

Comment bien gérer les dates de péremption et éviter le gâchis ?

Régulièrement, je fais le tri dans mes réserves alimentaires, histoire de me débarrasser d’un éventuel produit périmé. Quel gâchis ! Conserves, gâteaux secs ou yaourts aux dates de péremption dépassées, notre poubelle avale un tiers du gaspillage alimentaire en France. S’il est important d’apprendre à gérer ses courses selon ses vrais besoins, faire un point objectif sur les mentions obligatoires de datation s’impose aussi.

1er objectif ? Différenciez Date Limite de Consommation et Date de Durabilité Minimale

C’est un tort de penser que l’on peut se contenter de la date précisée sur l’emballage d’un produit. La bonne attitude consiste à lire soigneusement la mention obligatoire apposée en amont, celle qui change tout. Deux mentions existent :

  • La date limite de consommation ou DLC : on la trouve souvent apposée sous la formulation « à consommer jusqu’au ». Elle indique que ce produit ne peut plus être vendu passé cette date. Mais qu’en est-il de sa consommation ? Tout dépend du produit. Pour certains produits sensibles, comme la viande ou les charcuteries, mieux vaut suivre scrupuleusement cette datation. D’autres tolèrent quelques petits aménagements.
  • La date de durabilité minimale (DDM) ou anciennement DLUO (date limite d’utilisation optimale) : sa formulation classique « à consommer de préférence avant » indique que les qualités organoleptiques sont garanties jusqu’à cette date, mais que le produit reste consommable sans réel danger si le produit a été stocké dans de bonnes conditions.

Et c’est bien cette confusion entre formulations qui entraîne tant de gâchis chez les consommateurs.

Périmé ou pas ? Comment s’en sortir ?

Voici les grandes lignes que vous pouvez suivre. Ces indications s’entendent si les produits n’ont pas été entamés, ont été stockés correctement et s’ils ne comportent aucune trace d’altération (rouille, couvercle ou opercule bombé, moisissures…) :

  • Viandes, charcuteries, œufs : suivez scrupuleusement la DLC. Ces produits, jugés sensibles, constituent des facteurs de risque d’intoxication alimentaire.
  • Charcuteries fumées, salées ou séchées : leur mode de préparation permet de les consommer jusqu’à 2 semaines après leur DLC.
  • Yaourts : ils comportent une DLC, et pourtant, ils restent consommables deux semaines après leur datation.
  • Lait : produit UHT, il peut être consommé jusqu’à 2 semaines après sa DLUO si la bouteille n’a pas été ouverte.
  • Conserves métalliques ou en verre : elles comportent une DLUO. Elles peuvent donc être consommées plusieurs mois après la date indiquée.
  • Denrées déshydratées ou sèches (biscuits, biscottes, légumes secs, pâtes, riz, chocolat…) : ces produits peuvent être consommés des mois après la DLUO, sans risque pour la santé.
  • Sucre et sel peuvent être conservés jusqu’à 40 ans dans des conditions optimales.
  • Miel : sa forte teneur en sucre, sa faible teneur en eau et ses qualités d’antibiotiques naturels en font un produit consommable à vie.

Faites confiance à vos sens pour limiter le gâchis !

Goût altéré, odeur nauséabonde ou aspect suspect doivent vous donner l’alerte, même si la date de péremption du produit n’est pas dépassée. Ils traduisent sans doute un mode de stockage inadapté ou une rupture de la chaîne du froid.