01 30 08 73 30

Vous n'avez aucun produit dans votre panier.

Swipe to the left
Conseil de Bastien : J’ai goûté le zhou, un bouillon que j’adore
Par Elise 19/04/2019 Vu 1069

Ce plat chinois, appelé congee en occident, fait partie d’une tradition culinaire thérapeutique

Depuis des millénaires, les Chinois se soignent avec le zhou, ce bouillon de céréales auquel on ajoute divers épices, herbes, légumes, viandes ou poissons. Cette tradition culinaire perdure. On le connaît sous différentes appellations, congee en Occident, cháo au Vietnam ou canja au Portugal. Ma famille adore ce plat léger et onctueux.

Le zhou, un véritable remède naturel

La tradition du zhou date de l’Antiquité, bien que les historiens ne s’entendent pas sur son origine exacte. Quoi qu’il en soit,cette recette a perduré et fait partie des plats traditionnels de différents pays d’Asie (Chine, Japon, Inde, Corée du Sud, Vietnam, etc.). C’est d’ailleurs grâce à mon ami chinois Lee que j’ai découvert ce mets.

Il est plus connu, en Occident, sous l’appellation anglaise congee (issu du tamoul « Kanji » qui signifie « riz avec eau »). La recette est relativement simple. C’est une sorte de soupe de céréales très cuites, agrémentée d’herbes et d’épices, de viande ou poisson, tofu ou légumes.

Lee considère le zhou comme un véritable remède naturel. Il est particulièrement recommandé pour les personnes fatiguées, malades ou en convalescence. Il compense les déséquilibres liés aux changements de saison qui impliquent des variations du yin (obscurité et froid) et du yang (lumière et chaleur). Selon certaines croyances, il allongerait même la vie de ceux qui en mangent de façon régulière.

Je prépare ce plat surtout pour le dîner. Sa longue cuisson le rend particulièrement digeste. On l’apprécie aussi pour ses saveurs, sa légèreté et son pouvoir rassasiant.

Mes recettes du zhou

Les recettes de zhou sont nombreuses. Ce potage chinois peut être consommé sucré ou salé, à n’importe quel moment de la journée. La base est composée de céréales ou légumineuses (riz, orge, sarrasin, soja, etc.). La version traditionnelle privilégie le riz blanc. Et on l’agrémente selon ses envies ou le contenu de son placard.

Je préfère préparer mon zhou avec du riz, comme le fait mon ami Lee. J’utilise du basmati que je fais cuire dans 10 fois son volume d’eau, auquel j’ajoute du bouillon de poule et un peu de gingembre frais râpé. Je laisse mijoter à couvert pendant environ 1 heure, sur feu doux. L’eau de cuisson se trouvera enrichie en amidon de riz. Celle-ci est recommandée, dans les traditions chinoises, pour soulager divers maux.

Cela me dégage du temps pour préparer les autres ingrédients, que je choisis selon les saisons. Dernièrement, j’ai agrémenté mon zhou de tofu, de pousses d’épinards, ainsi que d’un peu de sauce soja et de ciboulette. Je varie en fonction des herbes aromatiques que j’ai à disposition.

J’ajoute parfois des amandes, des noisettes ou noix pour plus de saveurs et pour leurs atouts santé. Quelques épices parfument agréablement l’ensemble. Il m’arrive également de le préparer avec des crustacés, du poulet ou du poisson, finement émincés. Quant aux légumes, je les accommode en fonction de la saison et des achats chez le primeur.

Ce plat léger et savoureux est très simple à réaliser, et les versions sont nombreuses, selon les cultures, les goûts, les ingrédients à disposition.

Le porridge, autre tradition culinaire

Vous l’aurez compris, ce plat ressemble à s’y méprendre au plus connu porridge. Cette bouillie-ci est traditionnellement cuisinée avec des flocons d’avoine. Elle est caractéristique des petits déjeuners anglo-saxons, et réputée pour ses qualités nutritionnelles et rassasiantes. Mais je vous avoue que mes enfants éprouvent quelque difficulté à manger ce type de mets dès le matin. Je leur concocte donc mes bouillons plutôt au moment du dîner.