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Ces émotions qui nous font manger : l’alimentation comme doudou
Par Valentin 30/12/2015 Vu 7989

L’esprit trouve du réconfort dans l’alimentation du corps

Manger pour s’apaiser : que l’on soit simplement déprimé ou concerné par une maladie telle que l’anorexie mentale ou la boulimie, l’alimentation peut simuler le réconfort. En cause, les émotions : en faisant vaciller notre esprit, elles mettent notre corps à rude épreuve.

Le rôle des émotions : joie, tristesse, colère et peur

Les émotions sont le cœur de notre existence. Elles nous dirigent, nous ressemblent, transmettent nos pensées. Positives comme la joie, elles nous permettent de nous motiver ; négatives comme la tristesse, la colère ou la peur, elles nous dérangent et nous cherchons à les transformer. Les émotions négatives sont pourtant aussi importantes que les douleurs physiques : elles donnent une information sur un mal-être subit par l’esprit.
Les émotions sont révélatrices de la satisfaction de nos besoins. Négatives, elles suivent une vaste palette de mécontentement qui nous indique que quelque chose ne nous convient pas. Il est important de savoir identifier ces émotions pour pouvoir y répondre favorablement sans basculer dans un contentement superficiel, soulagement temporaire.

Manger ses émotions pour les oublier

Face à des émotions particulièrement négatives que l’on est dans l’incapacité de contrôler, un mal-être s’installe et l’esprit cherche le réconfort dans un substitut. Dans les cas les plus graves, les malades atteints par la boulimie, l’anorexie mentale ou l’hyperphagie entretiennent des difficultés à gérer ces émotions : ils les contiennent et les réprouvent. La prise alimentaire est alors déclenchée de façon brutale et irrépressible par ces émotions, mais elle les soulage de façon temporaire.
L’alimentation peut servir de réconfort au même titre que l’alcool, la drogue, les achats compulsifs ou les TOC : une façon de détourner ses émotions grâce à une satisfaction immédiate, mais non durable, qui peut tourner à l’addiction. En effet, une période de culpabilité suit la prise alimentaire, signe qu’elle a servi de masque à l’émotion sous-jacente qu’il faut apprendre à contrôler.

Un esprit tourmenté : peut-être un corps déréglé

Apprendre à gérer ses émotions, voilà bien évidemment la solution pour éviter de trouver du réconfort dans la nourriture. Mais il n’y a pas que les émotions qui nous font manger : un déficit en sérotonine, un neurotransmetteur régulateur de l’appétit, peut créer un état dépressif et entrainer des besoins impérieux de nourriture. C’est pourquoi il est primordial de consulter un médecin, car si l’esprit semble être en défaut, cela peut parfois cacher des troubles typiquement physiologiques.