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Bientôt une alimentation plus saine grâce au code couleur des emballages ?
Par Valentin 25/11/2015 Vu 3892

Un étiquetage simplifié des produits alimentaires pour des qualités nutritionnelles optimisées

Afin de parvenir à une meilleure transparence concernant les qualités nutritionnelles de chaque aliment, un code couleur simple devrait bientôt être imprimé sur les emballages. Le consommateur pourra ainsi rapidement comparer la nature des produits sélectionnés, l’objectif étant à terme de diminuer les maladies liées à une mauvaise alimentation et de responsabiliser les industriels face à leur étiquetage souvent compliqué.

Le code couleur permettrait de différencier facilement les aliments nutritionnellement sains

Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) vient d’approuver le projet de loi de Marisol Touraine concernant le nouvel étiquetage des produits alimentaires. Visant à simplifier l’information nutritionnelle de chaque aliment, ce projet offre aux consommateurs un regard plus objectif sur leur façon de s’alimenter. Les zones d’ombre qui entouraient le jargon scientifique des étiquettes devraient s’estomper grâce à ce code couleur extrêmement simple.

Présenté sous forme d’une échelle de cinq couleurs (vert, jaune, orange, rose et rouge) et de lettres (A, B, C, D, E), cet étiquetage informera immédiatement le consommateur du niveau de qualité d’un produit, un « A vert » étant accordé aux produits les plus sains et un « E rouge » aux moins indiqués. La couleur sera déterminée en fonction de la valeur énergétique, de la quantité de lipides, d’acides gras saturés, de glucides, de sucres simples ou complexes, de sel et de protéines.

Ce calcul devrait être affiné en fonction des recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS) qui recommande de privilégier les graisses d’origine végétale par rapport à celles d’origine animale, et de mieux prendre en compte le pourcentage de protéines d’un aliment à l‘autre. En ce qui concerne les boissons, seules les eaux minérales pourraient prétendre au vert d’après le PNNS. Les eaux aromatisées passeraient au jaune et les sodas, très sucrés, au rouge.

La mise en place de ce code couleur réserve pourtant quelques surprises

Évalué par l’association UFC-Que Choisir sur près de 300 produits de grande consommation, ce système de notation a donné des résultats satisfaisants et cet étiquetage serait un « antidote fiable, simple et efficace au marketing alimentaire ». Les arguments des industriels concernant les produits « allégés », « moins salés » ou « minceur » seront donc immédiatement mis à mal par une comparaison directe avec leurs homologues standards.

Contre toute attente, la mauvaise réputation des plats industriels serait alors à revoir, car près de 75% d’entre eux recevraient une pastille verte ou jaune. Certains aliments comme les yaourts allégés obtiendraient une couleur jaune, tout comme les autres produits laitiers ordinaires, et les céréales « minceur » seraient reléguées à l’orange au même titre que les céréales chocolatées pour enfants.

Les produits « dans le rouge » ne devront pas pour autant être stigmatisés. L’Association nationale des industries alimentaires (Ania) estime qu’outre le produit en lui-même, c’est la fréquence de consommation et l’accumulation de ces aliments qui sont à prendre en compte.
UFC-Que Choisir propose à ce titre de spécifier « à consommer occasionnellement, modérément ou fréquemment » sur les emballages.

Les qualités nutritionnelles des produits conditionnent un niveau de santé idéal

En France, un cancer sur trois pourrait être évité grâce à une meilleure alimentation et les consommateurs qui privilégient à long terme un bon niveau nutritionnel ont un risque de maladies chroniques diminué de 43%. Épidémie de surpoids et d’obésité (17% de la population française), maladies cardiovasculaires, diabète, hypertension artérielle sont autant de conséquences d’un déséquilibre alimentaire et de la sédentarité.